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Recherche

C’est à la faveur du « Programme sur l’Homme et la Biosphère » que la station de l’Institut d’Ecologie Tropicale (IET) a été créée, en zone périphérique ouest du Parc. Cette station, située dans le secteur de Taï, a été intégrée au Centre de Recherches en Ecologie - CRE - de l’Université d’Abobo-Adjamé.

Le Centre Suisse de Recherche Scientifique (CSRS) y a par la suite développé ses activités, avec la création des campements « Boesch », « Galat » et « Noé », pour des travaux orientés sur la zoologie des Primates et sur les relations faune-flore.

Depuis 1979, le professeur Christophe Boesch a développé de nombreux programmes de recherche sur les chimpanzés avec ses étudiants. Le projet Chimpanzés de Taï (TCP : Taï-Chimpanzee Project, ajouter le lien vers la carte interactive) est basé en permanence dans la zone de recherche du parc et compte à ce jour de nombreuses publications scientifiques. Pour la recherche sur des singes, le projet TMP (Taï Monkey Project est dirigé par le Prof. Dr. Klaus Zuberbühler.
La station a aussi accueilli les chercheurs d’horizons divers – ORSTOM, Centre néerlandais, etc. – travaillant en écologie, foresterie et agronomie, ainsi qu’en sciences humaines et en médecine dans le Parc National de Taï et ses alentours.

Le PNT accueille de nombreux chercheurs issues des universités et centres de recherches nationaux et internationaux aussi bien en sciences écologiques que biologiques, agronomiques sociales et économiques. Plus de 215 publications de recherches sur le parc national de Taï ont été réalisées dans les revues scientifiques entre 1994 et 2011.

Intérêt de la recherche

A court et moyen terme, appui à la gestion du PNT et aux mesures de conservation ou de développement en zone périphérique

  • Pour l’amélioration de la définition d’un « zonage » dans le PNT – par exemple, le repérage de milieux demandant une protection intégrale pour leur fragilité ou pour leur importance dans la diversité biologique ou dans la reproduction d’espèces ; ces milieux doivent être strictement fermés au public.
  • Pour l’élaboration de propositions pour la conservation de la nature et la gestion durable des ressources naturelles dans l’Espace Taï.
  • Par des évaluations d’impact environnemental pour toute réalisation d’infrastructures ou pour la conduite d’activités dans le PNT ou à sa périphérie immédiate.
  • Par la recherche de « biomolécules » par les industries pharmaceutiques ou cosmétologiques, pour le montage de nouveaux modes d’exploitation de la biodiversité pouvant contribuer au financement de la conservation conforme aux normes de biosécurité.

Dans cet objectif d’appui à la gestion, diverses études complémentaires peuvent être proposées :

Au niveau de la végétation et de la flore.

Une amélioration préalable de la connaissance de leur « état initial » est nécessaire au suivi écologique. Pour cela, un « inventaire structurel par échantillonnage » des types de formations végétales présents dans le massif doit être entrepris, ainsi que quelques prospections botaniques complémentaires. Un premier complément d’inventaire de la flore a été réalisé au sud du PNT, dans le cadre des activités de TROPENBOS. Cela doit être étendu à l’assemble du massif.

Au niveau des écosystèmes aquatiques.

Un inventaire préalable de la faune et de la flore des cours d’eau permanents et temporaires du massif est nécessaire afin de connaître ces écosystèmes ainsi que de concevoir et mettre en place leur suivi écologique.
Cet inventaire sera étendu aux eaux mitoyennes de la Réserve du Nzo sur le lac de retenue du barrage de Buyo, afin de permettre l’élaboration de propositions pour des mesures de protection de ce site.
Pour la Hana, cela devra être complété par l’élaboration d’un protocole du suivi qualitatif des eaux, afin de pouvoir déceler – à moyen ou long terme – d’éventuelles pollutions – par les pesticides, les engrais ou toutes autres formes de polution – provenant des terroirs situés en amont du bassin versant.

Au niveau des terroirs villageois.

Des études socioéconomiques sur la gestion des ressources naturelles d’intérêt commercial – rotin, frotte-dent, bois d’œuvre, etc. – et des travaux sur les techniques alternatives pour une gestion plus durable en milieu villageois sont à envisager afin de soutenir d’éventuelles interventions proposées en appui au développement local.

A plus long terme, travaux fondamentaux sur la connaissance des écosystèmes et de leur fonctionnement. Un important besoin de connaissances a été identifié pour la faune par Chatelain et al. (2001) dans leur synthèse bibliographique sur les relations Faune/Flore. Ces besoins portent notamment sur la biologie et l’écologie de la plupart des espèces, sur les populations des espèces les plus rares et sur les possibilités d’élevage de certaines espèces « gibier », comme les céphalophes. Concernant la flore – outre les études déjà citées –, l’intérêt de connaissances sur la répartition des espèces alimentaires pour la faune et leur disponibilité – quantité et phénologie – est indéniable.

Stratégies de la recherche

  • En partenariat avec le CRE et d’autres institutions, il importe en premier lieu d’améliorer les structures d’accueil – restauration des locaux d’hébergement et des laboratoires de la Station d’écologie ; création d’un nouveau site de recherche à l’Est.
  • Le service en charge du « Suivi scientifique » formule des projets de recherche correspondant aux besoins de la structure de gestion du PNT. Il les diffuse – notamment sur le site Web du PNT – et recherche des partenaires pour les mettre en œuvre – institutions de recherche et de financement.
  • Le service assure la diffusion des résultats de la recherche et de toute information scientifique disponible sur le Parc National de Taï. Pour ce faire, l’ouverture d’un Centre de documentation est à prévoir dans les locaux du siège du PNT.
  • Le Conseil scientifique de l’OIPR assure les missions suivantes :
    • analyser les projets de recherche formulés par le service « Suivi scientifique » ou par des chercheurs extérieurs.
    • susciter l’implication des structures nationales de recherche scientifique.
    • coordonner les activités sur le terrain.
    • veiller au respect de la réglementation de la recherche au sein de l’Espace Taï.

Synthèse des thèmes de recherche au Parc national de Taï

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