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Surveillance du Parc

En début de chaque trimestre, la brigade mobile du Parc National de Taï, en collaboration avec le Directeur des cinq (5) zones du parc, établit un programme d’activités de patrouille afin d’assurer une présence permanente des agents de surveillance sur toute l’étendue du parc.

La surveillance du Parc National de Taï se voit renforcer par l’implication effective des populations riveraines. Cette participation des comités villageois permet aux agents d’adapter régulièrement leur stratégie d’interventions en vue d’assurer convenablement la surveillance du massif et contribuer ainsi à une réduction drastique du braconnage et autres activités illégales pour une conservation durable du parc.

La WCF, en collaboration avec l’OIPR, a également développé grâce au financement du Fonds Ivoiro-Suisse pour le Developpement Economique et Social (FISDES) une étude sur l’impact de la présence permanente des agents de surveillance, sur la diminution du braconnage et l’évolution des populations animales à cycle de reproduction court et long. Les résultats de ces travaux permettront d’orienter les activités de surveillance dans le Parc national de Taï.

Intérêt de la surveillance

La surveillance doit relever le double défi de l’élimination des pressions anthropiques et de la restauration du rôle environnemental du parc à travers la sauvegarde de la totalité de la surface du massif. Ce double défi exige une stratégie adaptée qui intègre les intérêts de la population riveraine en même temps que la répression de toute pratique illégale à l’intérieur du Parc. Le braconnage notamment des singes et des céphalophes, la recherche de revenus rapides, renforcés par le contexte de crise surtout chez les jeunes qui pratiquent la chasse illégale demeure des problèmes encore à résoudre.

La stratégie de surveillance

Pour freiner ces agressions la stratégie de la surveillance La sécurisation des limites du parc à travers des actes juridiques et des actes de matérialisation. La réduction de la pression anthropique par l’organisation d’une présence permanente des équipes de surveillance sur l’ensemble du parc et de sa zone périphérique et l’implication des populations riveraines grâce à l’action combinée des mesures riveraines créatrices d’emplois et l’éducation environnementale pour un changement de comportement.

La sécurité des personnes et des biens à l’intérieur du parc dans la perspective du développement de l’écotourisme, grâce à un zonage rationnel et à la formation des agents de surveillance aux techniques de secourisme renforcée par le développement d’un partenariat avec les centres de santé aux alentours du parc.

Les principales activités

Les activités de surveillance reposent sur trois piliers :

La brigade mobile :

Effectuer des patrouilles dans le Parc (15 jours/agent/mois)
Renforcer les capacités du personnel de surveillance (formation et équipements)

Les secteurs :

Effectuer des patrouilles de proximité (10 jours/agent/mois)
Assurer le suivi du contentieux

Les populations riveraines :

Participer aux activités de surveillance à travers les porteurs, indicateurs Créer les comités villageois de surveillance

Quelques résultats

Les résultats de ces actions pour l’année 2007 sont de 171 patrouilles avec 14 jours/agent de présence de la Brigade Mobile en forêt et de 8 jours/agent pour les secteurs en moyenne mensuelle. Ce qui représente une hausse de 20% du nombre de patrouille par rapport à 2006. Ces efforts de présence effective à l’intérieur du parc ont permis d’obtenir un taux de couverture du parc de 75% et d’appréhender 129 délinquants en 2007. On enregistre également une diminution de l’indice d’agression du parc par rapport à l’année dernière.

Coût global de la surveillance

L’acquisition d’images satellitales tous les deux ans est évaluée à environ 18 millions de F CFA soit environ 27 000 euros

Les activités de surveillances ont un coût moyen de cent millions de F CFA soit 150 000 euros par an.

Le coût moyen annuel de la fonction surveillance est de l’ordre de 500 000 euros soit environ 30% du coût global de gestion du Parc National de Taï.



Besoin de Partenariat

Pour mener ces activités de surveillance, la Direction du parc doit mobiliser des ressources suffisantes pour équiper les services en matériel adéquat ( matériel roulant, matériel technique, matériel de communication, par exemple les téléphones satellitaires) et assurer la formation des agents et leur dotation en primes incitatives spécifiques (primes liées à la dureté des conditions de travail dans un parc de forêt primaire)



Fiche signalétique de la surveillance du parc

pdf
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